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BIM : un levier de performance pour les infrastructures de mobilité.
La donnée, depuis longtemps considérée comme un levier stratégique, prend une nouvelle dimension face à la complexité croissante des grands projets de mobilité. Le BIM (Building Information Modeling) en renouvelle l’usage, en faisant de la donnée un support collaboratif pour concevoir, construire et exploiter des infrastructures plus durables, plus sûres et plus performantes.

La transformation numérique des infrastructures : un nouvel élan pour l’ingénierie
Le Grand Paris Express, les RER métropolitains, les pôles d’échanges multimodaux…Les territoires français connaissent une accélération sans précédent de leurs projets de mobilité.
Cette dynamique traduit une ambition claire : construire des infrastructures plus connectées, plus durables et plus performantes, tout en optimisant et fiabilisant leur conception et leur réalisation. Mais cette ambition s’accompagne d’enjeux majeurs : une pression sur les délais,la multiplicité des acteurs à coordonner et des complexités techniques et environnementaux croissantes.
Face à ces défis, la transformation numérique de l’ingénierie s’impose comme un levier stratégique.
Parmi les outils qui bouleversent les pratiques, le Building Information Modeling (BIM) s’impose aujourd’hui comme un standard incontournable.
Selon GlobeNewswire (2024), le marché mondial du BIM a atteint 8,6 milliards de dollars en 2023 et devrait tripler d’ici 2030, reflet d’une maturité croissante des pratiques numériques dans les mondes de l’ingénierie et de la construction.
Chez INGEVA, nous voyons le BIM non pas comme un simple outil, mais comme une façon plus efficace et plus fiable de concevoir,construire et exploiter les infrastructures.
C’est une approche qui améliore la qualité des projets, réduit les risques et favorise une performance durable.
Le BIM, plus d’un outil, une méthode collaborative et performante
Vers une collaboration plus fiable
En 2023, selon le Digital Construction Report britannique, 77 % des professionnels de la conception avaient déjà intégré la méthodologie BIM dans leur quotidien. Un chiffre qui illustre la bascule vers une ingénierie augmentée au service de la performance collective.
« Le BIM, c’est une méthodologie de travail collaborative utilisée historiquement dans le BTP, basée sur la création et l’exploitation d’un modèle numérique 3D intelligent et riche en données.»
Plus concrètement, le BIM repose sur un principe simple : centraliser et partager toutes les données d’un projet dans un modèle numérique unique.
C’est avant tout une méthode de gestion de projet intégrée,qui permet à tous les acteurs d’un chantier (les maîtres d’ouvrage, les ingénieries et les entreprises) de collaborer sur une base commune, fiable et actualisée.
« La maquette, c’est le contenant, le BIM, c’est le contenu. La maquette montre la forme, le BIM lui donne vie. Plus on y met d’informations sur les matériaux, les coûts, la durabilité, ou la maintenance, plus le modèle est puissant. »
Autrement dit, le BIM combine trois éléments indissociables : une représentation 3D, une base de données techniques, et un processus collaboratif qui relie l’ensemble des acteurs d’un projet. Grâce à ce modèle partagé, véritable espace de travail collaboratif, la coordination entre disciplines devient fluide.
« Chez INGEVA, nous exploitons cette puissance collaborative sur nos projets internationaux, comme le métro de Vancouver, où nos équipes ont coordonné les disciplines en architecture, structure et systèmes mécaniques, électriques et plomberie (MEP). »

Une méthodologie au service de la performance et de la durabilité
Dans les infrastructures de transport, où cohabitent génie civil, systèmes techniques et contraintes d’exploitation, le BIM s’impose comme un outil de fiabilité et de performance. En intégrant la détection anticipée des conflits, la simulation / planification 4D et le suivi budgétaire (5D), le BIM permet d’anticiper les incohérences, d’optimiser la planification et de mieux piloter les investissements tout au long du projet.
« Par exemple, sur le projet HS2 (Londres), nos équipes ont appliqué une démarche 5D intégrant simultanément planning, budget et qualité, garantissant une meilleure maîtrise des investissements tout en limitant les risques techniques. »
Mais son impact va plus loin : le BIM permet aussi d’évaluer et d’anticiper les impacts environnementaux. En intégrant dès la conception des indicateurs de performance énergétique et carbone dans les maquettes, il devient un outil d’aide à la décision pour des projets plus sobres et plus durables.
Le BIM transforme profondément la manière de concevoir et de piloter les infrastructures de mobilité. Bien plus qu’un outil technologique, il structure une nouvelle façon de collaborer, d’anticiper les risques et d’intégrer la performance environnementale dès la phase amont.
Mais pour que cette promesse se concrétise pleinement, encore faut-il disposer d’une organisation, d’une expertise et d’un accompagnement adapté.
C’est précisément à cette intersection entre vision stratégique et mise en œuvre opérationnelle que se positionne INGEVA.
Nous la mettons en œuvre sur le terrain, dans nos projets et nos méthodes de travail, où le BIM devient un véritable levier de performance et de fiabilité.


